Le monde selon Pitch

dimanche 05 février

Nouvelle adresse

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Faites passer

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lundi 08 août

Lisez l'immonde

Mercredi 8 Aout 1945. Le Monde. A la une.
Une révolution scientifique: Les américains lancent leur première bombe atomique sur le japon.

(Et on nous sert quoi cette année? Un peu plus de cynisme, de la soupe tiède, quelques louches sans conviction. D'ici quelques années, Hiroshima , les mégots de Sartre, l'Afrique n'auront jamais existé.)
(Ca n'a pas beaucoup de rapport, quoique: Je vais tuer Pitch de Rab.)




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jeudi 04 août

Le retour de Z

La france est vraiment en panne, ZZ plus vraiment au top.

Et puis d'abord c'est Il Signore Platini et nos plus belles années que je veux. Forcément.

platini

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mercredi 03 août

Fais voir la couleur de ton café

Merde. Elle a une gueule de connasse celle-là. Trop tard.
- Bonjour monsieur!
- Bonjour. Je voudrais 2..volluto et 2 levanto. Merci.
- Bien sûr! C'est à quel nom?
(...Pitch?)
- Pas de nom
- Ah
- Oui. C'est que ça fait beaucoup de papier tout ça.
...
- Et..enfin...si c'est pour ne pas recevoir de mailing, j'ai une option qui permet de ne rien vous envoyer mais de vous enregistrer, connaître vos goûts et vous faire des suggestions la prochaine fois que vous reviendrez. Vous aurez aussi la possibilité de cumuler des points qui vous donneront droit à des déductions, gagner des tasses, blablabla
Mais justement ma ptite dame, vos mascarades j'en veux pas.
Elle est partie dans son délire, j'en profite pour partir dans les miens; je débranche et mate ses seins
.
-...Monsieur? Je vous enregistre donc?
- Non.

- Bien. Vous voudrez un petit gateau?
- Non.
- Une dégustation de café?
- Non
- A votre service monsieur. Il vous faudra autre chose?
- Non. Si. Un sac, peut-être.
- Je vous souhaite une excellente journée.
Voix calibrée à la milliseconde, élève studieuse. Bien dommage cette connerie.
- Au revoir.
Rideau.
Pause café.

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dimanche 31 juillet

L'Anne à thème jusqu'à son terme

Je suis revenu d'une semaine d'ailleurs, le corps exténué et les bras morts.
J'ai l'esprit en goguette, la fatigue d'une muguette mais mon appartement comme neuf.
Quelques photos? Peut-être. Une fois les cartons en benne.

Si au grand dam des esprits graveleux habitués du lieu j'ai rarement parlé ici de mes explorations particulières, j'en conviens bien, voilà que ça change.
Comme co-étoile de cette superproduction, une grande cadre dans une grande banque. Tailleurs stricts et regards serrés de celle qui habituellement épuise les zéros sans sourire jamais, la grande dame qui ne boit que du champ' s'appelle Anne.
Rencontre banale, dans une des adresses de la rive gauche. Badinages de moins en moins inoffensifs, jusqu'à ce qu'elle me prie de les laisser, elle, son officiel, son chien, sa vie, ses doutes: Que nenni, madame, maintenant que mon attention est gaillarde, venez donc m'arrêter.
Mes arguments font vite mouche, mon intéret n'est plus contesté une fois vérifié par la Grande Anne malgré le lieu, l'endroit, les autres tout autour. Je me surprends à chantonner que la nuit, Annie doit bien aimer les sucettes, comme dit l'autre, mais je remets le feu d'artifice à plus tard et rentre chez moi, sifflotant toujours.
Bref, que du très normal jusqu'à ce que jeudi arrive.
Jeudi justement. Ca commence par son champagne et mes bières, rive droite cette fois. Ca cause, trop à mon goût. L'heure qui tarde, cette pire ennemie, m'envoyait tout droit abréger l'entrevue.
La première étreinte dans la rue fut pourtant la bonne. Un scénariste tordu et mauvais n'aurait pas placé cette porte ici, qui s'ouvre sous notre pression involontaire et nous introduit dans la copropriété de travailleurs déja ronflants.
Mes baisers en cascade dans l'obscurité sont vite rythmés par ses respirations accelerées, son fil aussi vite baissé que son fut' déboutonné. Mes approches manuelles très chaleureusement accueillies, je continue comme l'hardi chevalier qui dirige ses conquêtes en terres sacrées.
Lorsque ses mains m'agrippent là où la prise est la plus ferme et que nous pensons en même temps à des carences dans notre logistique prise au dépourvu, nous convenons tacitement d'aller sur ce mode jusqu'au bout, elle d'abord, puis moi, au milieu de quelques forts
soupirs.
Sur le chemin du retour, peu de mots. Un jazz, Rollins je pense, comme prolongation d'un moment très agréable alors que je sais déjà que la parfaite élégance m'obligera à rester sur ces harmonieuses douces et sauvages musciales.

/Quoi? J'ai jamais su boire la vie avec une paille./

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